🎤 3 questions à …Violette du Pasquier

Violette Du Pasquier

A l'approche du concert à La Maison Malepère, nous avons posé 3 questions à Violette du Pasquier, chanteuse du collectif Troisième Face

Création inédite

Le 5 juillet 2024 à La Maison Malepère (Toulouse)

Tu prépares, avec quatre musicien·nes, une création en hommage à Nina Simone à la Maison Malepère à Toulouse. As-tu déjà participé à des créations Troisième Face ?

Oui, l’année dernière, à la soirée double anniversaire Astronef-Troisième Face mais en général, je ne joue pas beaucoup de créations sur scène. Ce concert est donc quelque chose de nouveau pour moi, ce qui lui donne une grande importance.

Troisième Face a déjà rendu des hommages musicaux … à Radiohead, Weather Report, King Crimson, Claude Nougaro. Une création hommage a donc un caractère spécifique ?

Oui, bien sûr. Les textes et les mélodies préexistent, d’autant plus quand il s’agit d’un monument comme Nina Simone. Le travail est paradoxal : plus simple et plus complexe. Comment être créatifs·ves face à l’œuvre d’une telle musicienne ? Nous construisons un voyage entre Nina Simone et nos propres mondes musicaux.

Personnellement Nina Simone me touche par son parcours. En effet, je ne me sens chez moi nulle part. Je chante en brésilien ou en anglais mais on sait bien que je ne suis pas de là-bas. Je me retrouve dans ce flottement, cette insécurité, un peu comme déracinée, comme a pu l’être Nina Simone.

 

La formation est assez classique, chant, guitare, claviers, basse, batterie mais les artistes sortent des sentiers battus. Comment travailles-tu dans ce groupe ? Tu es la « voix », quel est le travail de la voix ?

Nina Simone a eu une vie chaotique et pas très rose qui donne à sa musique de la gravité. Je le répète, elle est un monument singulier vocalement. Elle m’en impose. Chacun·e dans le groupe y met sa patte et la formation est hyper intéressante. Je connais bien Hugo Brun (claviers). Nous jouons ensemble dans un quartet de swing rock qui s’appelle la Froggy Blues Company. Avec Marie Olaya (guitare), j’ai joué de la musique brésilienne (des chants nés de l’esclavage). Après un parcours classique, elle s’oriente aujourd’hui vers de nouvelles explorations sonores. Youssef Ghazal (contrebasse) a lui aussi un parcours atypique. Les engagements  politiques de Nina Simone nous parlent. Nous nous retrouvons avec les soubresauts de nos vies dans ses chants.

 

Vous serez accueillis par la Maison Malepère, un tiers lieu de quartier social et culturel et vous êtes toustes membres d’un collectif. Que signifie pour toi ce double engagement ?

Tout d’abord, je veux remercier Kevin Le Manach de nous soutenir en organisant une période de résidence pour travailler ensemble dans un lieu équipé. Ce partenariat est d’une grande aide, il est très précieux. J’espère que cette création pourra se jouer dans d’autres endroits dans le cadre de partenariats aussi facilitateurs. (Nous pensons la proposer à d’autres structures comme la Manufacture Jazz à Montolieu.) Quant au collectif, il est à mes yeux un espace de sécurité ainsi qu’un réseau d’influence. Il permet de se frotter à des tas d’artistes. Par exemple, j’ai travaillé sur le booking avec Thomas Terrien. Avec Nicolas Algans, j’ai contribué à l’organisation de la soirée du double anniversaire avec l’Astronef en 2023. J’ai rencontré également des musiciens syndiqués et leur présence dans l’association ouvre sur d’autres réflexions. Il est évident que Troisième Face est un chaînon efficace dans le soutien aux artistes.

Propos recueillis par Marie-Françoise GOVIN



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